FORMAREP, Gérard SUEUR, réconciliation avec soi-même, acteur réflexif, crise identitaire, CMV,crise du milieu de la vie, contrat de survie, compétence clé.

   



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Glossaire
 
Acteur réflexif :
Devenir un acteur réflexif de ses pratiques relationnelles, c’est avoir la capacité d’analyser les conséquences de ses comportements sur son environnement, afin d’y donner du sens. Cette analyse est une démarche consciente qui se réalise après l’expérimentation et non avant. Car, prévoir par anticipation les conséquences de nos comportements futurs, n’est pas de la réflexion, mais de la rationalisation. Nos réflexions naissent donc du retour d’informations de nos pratiques, et non de la projection par anticipation de nos représentations sur notre environnement.
C’est ainsi que la rationalisation trouve sa source dans nos représentations, pendant que la réflexion trouve la sienne dans notre environnement. Ce n’est plus, ce que nous pensons de l’expérience à venir, mais ce que nous ressentons et ce qu’évoque l’expérience que nous venons de vivre.
Être un acteur réflexif permet donc de faire évoluer ses représentations, fonction qui est au cœur même de la notion d’apprentissage.
 
Principe de réalité :
Le principe de réalité s’appuie sur les exigences du monde réel et de ses lois universelles. Faire du principe de réalité la source de ses apprentissages est le plus sur moyen d’actualiser ses représentations en les rendant plus opérantes. C’est donner prééminence du principe de réalité sur les mondes rêvés. Le principe de réalité n’empêche pas de cultiver l’imaginaire, source de notre créativité. Mais, un imaginaire qui ne se confronte pas à la réalité, ne fait qu’alimenter l’illusion propre aux mondes rêvés.
Donner la primauté au principe de réalité va permettre d’ajourner la satisfaction pulsionnelle, source de plaisir narcissique. La prise en considération de l’environnement permet alors la sortie de l’egocentrage.
Nous avons la logique de nos représentations. Si celles-ci ne s’appuient pas sur le principe de réalité, notre vision du monde se trouve faussée et nos comportements deviennent inadaptés.
 
Prise de risque identitaire :
C’est accepter que les interactions avec un environnement que nous ne maîtrisons pas, puissent générer d’éventuelles remises en question, modifier nos représentations, donc notre identité. Cette notion d’impermanence identitaire n’est aucunement synonyme d’identité floue ou inconsistante. C’est accepter que nous puissions faire évoluer notre identité au gré de nos changements d’étapes de vie.
La prise de risque identitaire n’est pas le défi de faire, c’est avoir le courage d’oser être un acteur réflexif de ses expériences, même si elles vont mettre à mal nos représentations. La prise de risque identitaire revient en quelque sorte à oser être surpris de ce que nous ressentons ou de ce qui nous émeut.
La prise de risque identitaire, cultive la tolérance, en sortant de la pensée unique. Elle est source d’altérité et d’individuation.
 
Sectaire :
Le travail sur les facteurs humains ou les formations en sciences humaines, dont le développement personnel fait partie, ont longtemps été suspectés en France de dérive sectaire, ou tout du moins de pratiques à risques. Autant les sectes sont facilement repérables grâce à des critères fiables, autant c’est plus difficile pour ce qui est du domaine des dérives sectaires. Car, ce n’est pas tant le fond qui rendrait sectaire un mouvement, qu’il soit philosophique, thérapeutique, religieux ou spirituel, que la façon dont ce fond est propagé, c’est-à-dire les comportements de l’organisme, du mouvement ou de la personne qui le diffuse. C’est bien l’état d’être de celui qui a autorité qui fait la différence. Si cette autorité cultive la toute puissance narcissique, manipule la vie affective du groupe, développe prosélytisme et intolérance, décontextualise les opinions, isole le participant d’une vie relationnelle en dehors du groupe référent ou entretient une infantilisation des comportements, il y a toute chance de se trouver face à une dérive sectaire.
Celui qui a autorité sur le groupe est-il lui même capable de réflexion sur ses pratiques ? Fait-il partie d’un groupe de supervision indépendant ? A t-il lui-même travaillé sur ses propres représentations dysfonctionnelles ? Inscrit-il ses pratiques dans un projet sociétal ? Développe t-il la citoyenneté active ? Permet-il aux personnes qu’il accompagne d’accéder à davantage de discernement ?
 
Crise identitaire (CI) :
La crise identitaire est un état d’être de vulnérabilité entre deux étapes de vie. Les starters d’une telle crise peuvent être : un licenciement ou une promotion, un harcèlement, un divorce, une naissance, un problème de santé… tout ce qui oblige à trouver un nouvel équilibre dans un environnement personnel qui ne sera jamais plus comme avant.
Certaines CI peuvent être de véritables crises existentielles, lorsqu’elles touchent tous les champs de notre vie en même temps. C’est souvent lors de telles crises existentielles que nous voulons être reconnus pour ce que nous sommes et non plus uniquement pour ce que nous faisons.
 
Empathie :
L’empathie est la capacité d’accéder aux représentations de l’autre, à sa sensibilité et à ses émotions, sans pour autant s’identifier à lui. Tout est question de juste posture. Une distance trop réduite ne respecte pas l’altérité. Elle ne produit que de la sympathie, par fusion affective avec les émotions de l’autre. Nous ne pouvons plus alors relationner, puisque nous sommes devenus l’autre.
Trop de distance ne permet pas non plus d’interagir avec l’autre, car ce type de protection ne produit qu’indifférence ou projections.
 
Savoir-être :
Les savoirs, savoir-faire et savoir-être représentent les critères sur lesquels s’appuient le système éducatif, les entreprises et les institutions, pour décrire les compétences de chacun.
Alors que le savoir-être est le parent pauvre de la formation initiale, il représente 5% de la Formation Professionnelle Continue, sous l’appelation « développement des capacités comportementales et relationnelles ». Le savoir-être, inné pour certains, est donc reconnu comme pouvant faire l’objet d’un apprentissage. D’une façon générique, cet apprentissage est appelé : développement personnel ou développement du potentiel humain.
Le savoir-être correspond aux attitudes et aptitudes en matière de personnalité, de comportements et de créativité. Elles sont généralement regroupées sous la terminologie de compétences transversales, car elles peuvent être mises en œuvre dans des contextes différents, tels que la vie sociale, professionnelle ou personnelle. La capacité à relationner, la prise de parole en public, l’écoute active, le sens de la négociation et de la médiation, le charisme, l’éthique, l’esprit de synthèse, la curiosité, l’intelligence émotionnelle… font partie de ces ressources personnelles.
 
Représentations :
Ce sont toutes nos croyances, nos opinions et tous nos savoirs, issus de nos apprentissages et du contexte dans lesquels ils ont été réalisés. Certains évènements plus signifiants que d’autres ont ce pouvoir d’initier nos représentations. En général, plus un événement signifiant est vécu tôt dans la vie et plus il a cette capacité à devenir une représentation durable.
Certaines représentations sont en adéquation avec le principe de réalité, quand d’autres peuvent être dysfonctionnelles si leurs constructions se sont réalisées dans un contexte éducatif perturbé. Faire évoluer ses représentations nécessite généralement une démarche consciente. Avant de construite une nouvelle représentation plus opérante, il est nécessaire de passer par le détricotage de la précédente. Entre ces deux étapes peut exister une crise identitaire plus ou moins intense.
Nous avons principalement les représentations : de qui nous sommes, de notre environnement et de notre action sur notre environnement.
 
Étapes de vie :
La vie ne se déroule pas de manière linéaire. Elle ressemble davantage à un escalier où chaque marche représente une étape de vie. Nous y retrouvons certes, les marches enfance, adolescence, vie adulte et vieillesse, mais ces étapes sont elles-mêmes divisés en autant de réorganisations de vie, qu’elles soient voulues ou subies. Entre deux étapes de vie se trouve une zone de turbulence identitaire, appelée crise, où nous ne sommes plus ce que nous étions, et pas encore ce que nous serons. Chaque passage d’une étape de vie à l’autre, implique des changements corporel, biologique, psychique et affectif.
 
Crise du milieu de la vie (CMV) :
Elle est communément appelée crise de la quarantaine. Arrivé au faîte de sa vie, l’adulte peut réaliser qu’il a réussi les projets de vie qu’il s’était fixé et ne plus se sentir porté par leurs dynamiques. D’autres seront confrontés à un événement suffisamment signifiant pour enrayer la machine.
C’est ainsi qu’arrivé au mitan de la vie, l’adulte réalise que sa course à l’avoir ne lui a pas apporté les bénéfices escomptés. Le sentiment de désillusion qui en découle vient alors activer une véritable crise existentielle, appelée crise du milieu de la vie.
Arrive alors pour lui le temps du bilan, entre regrets et déception, prise de conscience du temps qui s’amenuise pour réaliser les aspirations auxquelles il tient. À ce stade, l’adulte a envie de tout changer et tout quitter pour recommencer sur d’autres valeurs, ne plus se dénaturer, retirer les masques et vivre plus vrai. C’est une étape très délicate, car il ne s’agit pas de croire qu’en changeant son contexte de vie, il va se changer lui-même. C’est le stade où s’actualisent des grandes questions comme : qui suis-je ? Où je vais ? Quelle est ma finalité de vie ? Quel est le sens de ma vie ?
Pour ceux qui arrivent à lui donner du sens, la CMV permet le tri, le détricotage, et la réorganisation, nécessaires pour naître à l’étape de vie suivante, où se trouvent, discernement, individuation et sagesse.
 
Outils pédagogiques :
Les outils pédagogiques sont des supports et des prétextes d’apprentissage à adapter en fonction du public concerné, du thème à aborder et du contexte formatif. Chaque outil pédagogique répond à une stratégie d’apprentissage choisie par l’enseignant ou le formateur, au service de son choix d’orientation pédagogique. En l’occurrence, nous avons opté pour une pédagogie expérientielle où le participant est fortement impliqué dans ses apprentissages. Voici quelques exemples d’outil, de support et de prétexte pédagogiques :
- mise en situation relationnelle,
- ateliers sous forme de jeux de rôle,
- ateliers sous forme de coopérative de production de savoir,
- appui sur la dynamique de groupe,
- débriefing après chaque atelier,
- analyse de pratiques relationnelles,
- intégration biocognitive des apprentissages,
- implication sensorielle et émotionnelle,
- alternance entre pratique et théorie,
- animation semi-directive,
- cadre éthique explicite,
- étude de cas relationnels.
 
Formation expérientielle :
La formation expérientielle est une formation par contact direct ou le participant est immergé dans le sujet de l’expérience. Cette pédagogie fait donc appel au vécu, au ressenti, aux affects et aux émotions du participant. Elle nécessite donc, plus que toute autre pédagogie, un cadre éthique cohérent, et un accompagnement respectueux et de qualité.
Ce n’est plus de l’instruction par mémorisation de savoirs, mais bien un apprentissage par intégration neuro-sensorielle des nouveaux savoirs. Le vécu précède alors la théorie, à condition qu’une analyse réflexive des pratiques soit réalisée. Pour cela, rien de mieux que le partage en groupe de l’expérience vécue. C’est le vécu qui devient alors source des savoirs. Les représentations ainsi actualisées par ce type d’apprentissage ont le mérite de s’appuyer sur le principe de réalité.
Les sciences humaines répondent pleinement à ce type d'apprentissage expérientiel.
 
Approche systémique :
La recherche de causalité linéaire où A engendre B qui à son tour engendre C est chère au concept rationnel nous venant d’Aristote et de Descartes. La compréhension d’un système se fait alors en étudiant ses sous-parties indépendamment les unes des autres.
L’approche systémique s’intéresse, quant à elle, aux interactions entre A, B et C, tout en sachant que C interagit sur A, tout comme B. Nous parlons alors de causalité circulaire, puisqu’il y a rétroaction de l’effet sur la cause qui l’a produite. On ne peut plus ainsi isoler un système de son contexte, de son environnement.
Au niveau des sciences humaines, l’approche systémique est un outil de choix, traduisant mieux la complexité des interactions entre les différents acteurs d’une relation.
 
Résistance au changement :
Si le fœtus que nous étions avait résisté au changement, nous ne serions jamais né. La naissance est toujours l’aboutissement d’un processus de passage où la compression de la phase du travail (contractions de l’utérus), précède la détente liée à l’enfantement (passage par la filière pelvi-génitale).
Dans son besoin de sécurité, l’adulte que nous sommes, voudrait que son environnement soit stable. Or, ce n’est pas le cas et ce ne peut pas l’être. La vie est mouvement. De plus, et c’est un fait sociétal, le processus de désorganisation - réorganisation de notre environnement s’accélère. Nos représentations, nos savoir-faire, notre métabolisme et nos comportements, doivent donc s’adapter à de telles modifications. Ne pas le faire, ou vouloir éviter la phase compression de la désorganisation, revient à résister au changement. La naissance à un nouvel état plus opérationnel ne peut alors pas se faire. Or, comme le changement est une pulsion de vie, nous pourrions envisager la résistance au changement comme une pulsion de mort. Résister au changement revient à se désadapter de son environnement. Démotivation, fatigue, désillusion, non confiance en soi, en sont alors les conséquences possibles.
Mais attention, la désorganisation non respectueuse de notre environnement, liée le plus souvent au monde du travail, génère naturellement du stress et ne peut être assimilée à une résistance au changement de l’acteur qui la subit.
 
Cadre éthique :
Le cadre éthique d’une formation où le participant est sollicité à exprimer son ressenti nous paraît primordial. Si ce cadre éthique n’est pas respectueux, cohérent, bienveillant et permanent, la confiance du participant n’est pas présente et la pédagogie expérientielle ne peut donc pas se mettre en place. C’est pour de telles raisons que nos formations se déroulent dans le cadre institutionnel et laïque de la Formation Professionnelle Continue (FPC), avec un règlement intérieur contractuel signé par le participant et les formateurs. Elles se déroulent donc en dehors de tout prosélytisme tant d’ordre politique, religieux, philosophique ou sectaire.
 
Partenarial :
Le partenariat permet à différents acteurs de s’entendre sur un intérêt supérieur commun, afin de mener à bien un projet. On parle alors de consensus. Chaque partenaire est respecté dans ses apports, pour ce qu’il représente et pour son histoire. Un projet partenarial est explicite et s’inscrit dans une dynamique sociétale forte.
En donnant un cadre aux différents acteurs d’un projet, le partenariat améliore leur relationnel et développe une approche humaniste, rendant plus efficace la mise en œuvre de leurs diverses compétences.
 
Cognitif :
Les sciences cognitives sont à un carrefour interdisciplinaire entre psychologie, neurosciences, linguistique et philosophie. Elles s’intéressent à tout ce qui est capable d’acquérir et de traiter de l’information, de la conserver et de l’exploiter. De manière plus générale, la cognition correspond à tous les processus qui permettent l’accès à la connaissance
 
Projection – transfert :
Lorsque nous sommes en relation avec quelqu’un, nous nous servons inconsciemment de ce qu’il nous évoque, pour projeter sur lui nos vieilles mémoires émotionnellement encore actives, qu’elles soient en relation avec des souvenirs agréables ou douloureux. Nous ne sommes donc pas en relation qu’avec la personne avec qui nous communiquons, car nous continuons à faire vivre à travers elle, certaines de nos mémoires, entretenir leurs représentations, voire les renforcer. Et comme cette personne réalise la même chose avec nous, il y a tous les risques que la relation soit difficile, parce que distordue par l’histoire biographique de chacun des acteurs.
De telles projections ou transferts se trouvent majorés au sein d’une relation d’autorité, lorsqu’un contexte hiérarchique est présent.
 
Accompagnement :
Il y a une différence importante entre accompagner quelqu’un dans ses apprentissages, ou dans sa quête de sens, et prendre en charge sa souffrance ou son mal-être. L’accompagnement rend responsable et adulte, alors que la prise en charge infantilise, peut rendre dépendant et développer exigence et rébellion. Accompagner quelqu’un, c’est lui permettre de s’approprier les victoires de ses réussites.
Autant, c’est un abus de pouvoir de prendre en charge quelqu’un qui n’a besoin que d’un accompagnement, autant c’est une non assistance à personne en danger d’accompagner quelqu’un qui a besoin d’être pris en charge.
Notre intervention dans le domaine du développement personnel se limite à l’accompagnement. Dès qu’une personne a nécessité d’être prise en charge, nous passons le relais à des personnes ou institutions compétentes.
 
Compétences clés ou transversales :
Ces compétences, appelées aussi attitudes et aptitudes, sont souvent regroupées sous le vocable savoir-être. Elles permettent de s’adapter avec souplesse, efficacité et respect, aux changements inhérents de notre société en perpétuelle réorganisation.
Le caractère transversal de ces compétences vient du fait qu’elles s’expriment autant sur les scènes professionnelles que personnelles. C’est leur principale différence avec les compétences métiers qui elles ne s’appliquent généralement qu’au champ professionnel.
Epanouissement personnel, citoyenneté active, cohésion et intégration sociale, et employabilité, bénéficient grandement de telles compétences clés.
Voici quelques exemples de compétences transversales : résolution de problèmes, donner du sens à ses expériences, intégrer ses apprentissages, réflexion sur ses pratiques, apprendre à apprendre, résolution de conflits, tolérance, aptitude à communiquer, négociation, empathie, gestion du stress et des frustrations, confiance en soi, intégrité, vaincre les préjugés, développer l’intérêt supérieur commun, réflexion critique et créative, sens des responsabilités, esprit d’initiative pour passer des idées aux actes, réalisation d’objectifs, sensibilisation aux valeurs éthiques, esprit d’équipe, identifier ses points forts et ses points faibles, attitude d’entrepreneuriat…
 
 
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